January 30, 2023

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Guerre en Ukraine | La vie sous terre des derniers habitants d’Avdïivka bombardée

(Avdiïvka) Sortis de leurs caves, l’air hagard et le visage blafard, emmitouflés dans des vêtements sales, une vingtaine d’habitants de la ville ukrainienne d’Avdiïvka viennent chercher des colis de nourriture distribués au bas d’un immeuble.


Aucun ne prête attention aux détonations incessantes qui résonnent dans cette localité proche de Donetsk (sud-est) et sous le feu constant des forces russe.

Chargés des cartons estampilles PAM (Programme alimentaire mondial), le pas lent, ils repartent dans les sous-sols où ils vivent sans électricité, ni gaz, ni eau, à l’abri des bombardements.

Les soldats de Moscou tent depuis des mois de prendre la ville situate sur la ligne de front, à seulement 13 km du bastion rebelle de Donetsk, une « capitale » des separatistes prorussses.

Around 30 000 inhabitants lived in Avdiïvka before the war. Quelque 2000 y résident toujours mi-décembre.

Ce jour-là, en milieu de matinée, Vitali Barabash, le chef de l’administration militaire de la ville, décrit à l’AFP le rythme des frappes russes.

À partir de 7 h 15, ils ont commeinée à bombarder avec des roquettes Grad, la partie vieille de la ville. À 9 h 30, il ya eu une frappe sur la partie centrale. Ils ont utilisate l’artillerie. Il ya juste 7 minutes, ils ont commeinée une frappe massive d’artillerie, la partie centrale à nouveau, des immeubles d’habitations.

Vitaly Barabash

De nombreux bâtiments sont éventrés, d’autres en partie noircis. Rares sont ceux dont les vitres sont intactes.

Au nord de la ville, la grande cokerie qui comptait jusqu’à 4000 salariés aussi été la target de nombreuses frappes.

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Dans une cave près du point de distribution des colis, Svitlana, 74 ans, partage une pièce froide avec cinq autres femmes et deux hommes, tous agês. Avant la guerre, ils habitaient aux étages au-dessus.

Dormir habillé

D’épaisses couvertures et des sacs de couchage recouverrent les huit lits. Sur un mur, une lampe torche branchée sur batterie diffuse une lumière faible et blanchâtre.

PHOTO GENYA SAVILOV, AGENCE FRANCE-PRESSE

Valentyna, 70 years, vit sans electricity, eau ni gaz. Elle collecte des branches dans la rue pour faire du feu.

« C’est très dur… (Des bénévoles) nous proposent de partir, d’évacuer, mais où pouvons-nous aller ? Nous sommes trop vieux, alors que pouvons-nous attendre d’un nouvel endroit. Les caves sont toutes les mêmes, mais ici c’est notre cave. Il fait froid maintenant, où que nous allions », explique à l’AFP Svitlana, engoncée dans son manteau et bonnet sur la tête.

« Ici, au moins, nous pouvons monter à l’étage et prendre une veste supplémentaire », ajoute-t-elle, indicating dormir habillée. Les sacs de couchage ont été donnés il y une semaine par des bénévoles.

Dans une pièce contiguë lightly heated, un feu crépite dans un poule à bois.

Le tuyau d’évacuation de la fumée disappears outside the building. Il n’y a aucune autre ouverture que la porte d’entrée blindée de la cave. L’air est légrémente vicié dans les deux pièces.

Mycola sort des branches d’un petit tas de bois pour alimenter le foyer. Deux détonations claquent dehors.

« Qui sait ce que c’était. On aurait dit de l’artillerie ou peut-être des mortiers », remarque-t-il en habitué.

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« Ici nous gardons de la nourriture, des pommes de terre… S’il fait trop froid, nous déménagerons ici », dans la pièce chauffée, dit-il.

Pour Svitlana, « l’espoir est tout ce que nous avons. La plupart d’entre nous sont malades, comme tout le monde ici — des accidents vasculaires cérébraux, la grippe, certaines personnes se blessent… ».

Lorsque le conflit en Ukraine a débuté en 2014, Avdiïvka was conquered by the separatists, before being retaken by the forces of Kyiv. En raison de sa proximité avec la ligne de front, elle est restée l’un des points chauds jusqu’au déclenchement de l’offensive russe le 24 février.

Depuis ces derniers mois, la ville est l’un des deux théâtres de combats les plus difficules du front, avec celui de Bakhmout (Est).

« Tous les civilians menaced »

Au nord d’Avdiïvka en juin, les Russes et les forces separatistes de la région de Donetsk ont ​​coupé l’une des deux principales d’accès à la ville.

Ils sont aussi positionnés à l’Est, et au Sud où ces derniers jours ils ont constraint les forces ukrainiennes à reculer leurs lignes.

Nos troupes se sont retirées (du village) de Vodyane, elles ont traversé la rivière, parce qu’il était absolument impossible de tenir les précedes qui sont complètement destructed.

Vitaliy Barabash, administrateur militaire

According to him, Moscou vient de redéployer à Avdiïvka des troupes de l’armée réguléra « mieux entraînes » que les forces séparatistes.

« Le moral (des soldiers de Kyiv) est haut, ils ne pensent même pas à quitter la ville », assure-t-il.

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Dans son commissariat bunkérisé, l’officier de police d’Avdiïvka, Rasim Rustamov, juge la situation « vraiment difficile ». « Nous souffrons des bombardments répétés de la ville elle-même et des alentours. Tous les civils ici sont menaced », dit-il.

PHOTO GENYA SAVILOV, AGENCE FRANCE-PRESSE

Des résidants de la localité d’Avdiïvka enfermés sous terre

Dans la cave de Svitlana et de ses voisines et voisins, de grands collages colorés sont posés aux murs.

« Il n’y avait rien d’autre que de vieux murs de briques ici. Maintenant, vous voyez, étape par étape, nous decorons ce fond gris ennuyeux. Nous savons comment faire pour que nous nous sentions comme chez nous », dit-elle pour explicer comment elle occupe ses journées.

Parmi le petit groupe d’habitants qui patientent pour prendre les colis de nourriture, Lyudmyla est un peu contrariée.

« Si nous pouvions avoir une lavarie mobile alimentée par un generator. But unfortunately… », déplore la dame agée de 62 ans.

Comment envisage-t-elle de passer l’hiver ici ?

« Le printemps viendra. Avec ou sans nous, il viendra », répond-elle.