December 9, 2022

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Haiti The return of cholera becomes a « catastrophe »

(Port-au-Prince) Une situation «alarmante», «chaotique», une «catastrophe» : en Haïti, les responsibles humanitaires en première ligne face à l’epidémie de choléra, qui s’est déclenchée il ya trois semaines dans le pays, n’ont pas de mots assez forts pour faire part de leur inquietude.

Publié hier à 22h41

Jean Daniel SENAT avec Lucie AUBOURG à Washington
Agence France-Presse

Toute une partie de la population est actuellement isolee du fait de la mainmise de gangs armés sur de vastes zones, et du manque de carburant. Or les patients malades peuvent mourir de déhydratation en quelques heures s’ils ne sont pas soignés.

« C’est la catastrophe. On est dépassés », a dit à l’AFP le Dr Jean William pape, dont l’ONG haïtienne Gheskio gère deux centers de traitement du choléra (CTC), sur la quinzaine mis en place au total dans le pays.

Dans l’un d’eux, à Port-au-Prince, la capitale, « nous avons 80 lits, ils sont tous occupé », explique-t-il. « À cause de la pénurie du carburant, les gens des bidonvilles m’ont dit qu’il ya eu plusieurs décès dans leurs zones, parce qu’on ne pouvati pas transporter les malades ».

Depuis des semaines, le terminal pétrolier de Varreux est bloqué par une bande armée, contributing à la paralysie du pays.

Alors qu’Haïti ne comptait plus aucun cas de choléra depuis 2019, quelque 960 cas suspects et 33 decés avaient été détectés en trois semaines par le ministère de la Santé au 19 octobre.

Un nombre qui pourrait être largely sous-estimé, selon Bruno Maes, représentant en Haïti de l’UNICEF.

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La situation est d’autant plus frustratingte que la prise en charge des malades, atteints de graves diarrhées, est simple (réhydration durant quelques jours maximum), et qu’il existe un vaccin contre le cholera. Mais il ne reste efficace qu’environ cinq ans, et la dernière grande campaigne de vaccination ciblée en Haïti remonte à 2017.

Moitié d’enfants

Environ la moitié des cases détectés concern des enfants de moins de 14 ans, dont beaucoup sont particulier fragile à cause d’un système immunitaire affaibli par le manque de nourriture, dû à la poverty.

« Beaucoup d’entre eux sont très mal nourris », confirme le Dr Pope. « C’est difficile de trouver leurs veins pour leur administrer des soins » — des solutes injected par traveineuse.

According to the UN, around 4,7 million people, soit près de la moitié de la population du country, sont à un niveau d’insécurité alimentaire aiguë.

Médecins sans frontières (MSF) gère de son côté quatre centers (250 beds au total), et une vingtaine de points de réhydratation orale, a expliqué à l’AFP Moha Zemrag, chef de mission adjoint.

L’une des priorités est selon lui de « permettre un accès à l’eau potable » dans certain quartiers contrôlées par des gangs, comme Brooklyn, dans la commune de Cité Soleil (agglomération de Port-au-Prince), sans eau potable depuis «trois mois».

Le cholera est causé par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminated par une bacterie (vibrio cholerae).

À cause de l’insécurité et d’enlèvements très fréquents, les ONG ne peuvent par ailleurs pas se rendre dans ces quartiers pour désinfecter les logements à l’aide de chlore.

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MSF has put in place a system of shuttles to transport its personnel to the care centers, but « in some weeks » the lack of carburant could make these journeys impossible, explained Moha Zemrag.

L’inquietude grandit également pour la population rurale, qui, sans carburant, se retrouve souvent à plusieurs jours de marche de toute aide. De premiers cas ont été détéctés dans la région des Nippes (sud) ou de l’Artibonite (nord).

Les routes menant au sud et au nord d’Haïti sont bloquées par des groupes armés, explains Bruno Maes : « Port-au-Prince est literally encerclée, étranglée ». Des bureaux de l’UNICEF ont été pillés, et des livraisons de medicines sont bloquées au port.

Corridors humanitarians

Le retour du cholera vivive le souvenir cauchemardesque de l’épidémie introduced par des Casques bleus en 2010, après un tremorment de terre. Elle avait fait plus de 10 000 morts jusqu’en 2019.

Mais le pays ne connaît pas la même « explosion » du nombre de case cette fois-ci, estime Sylvain Aldighieri, directeur adjoint des urgences en santé publique de l’Organisation panaméricaine de la santé.

Les autorités ont une « expérience de 10 ans sur le cholera », et l’important est de « réactiver les méchanismes » known.

Encore faut-il pouvoir le faire.

L’ONU a impose vendredi des sanctions contre les gangs comme un embargo sur les armes, mais reste jusqu’ici divisee sur l’envoi d’une force internationale.

Une mesure qui permettarait selon M. Aldighieri « la création de corridors humanitaires pour les zones compliquées », et que les équipements « puissent sortir du port ». Pour le moment, dit-il, de premiers avions avec du matériel sont attendue « dans les prochaines jours ».

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