January 30, 2023

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Iran : le procureur général annonce l’abolition de la police des mœurs

La police des mœurs […] a été abolie par ceux qui l’ont crééea indiqué samedi soir le prosecutor general Mohammad Jafar Montazeri, cité par l’agence de presse Isna dimanche.

Le ministère de l’Intérieur n’a toutefois pas confirmé cette information. Les médias d’État ont précis que le prosecutor general, Mohammad Jafar Montazeri, ne supervisait pas les forces de police.

L’annonce du prosecutor d’abolir la police des mœurs est intervenue après que les authorities ont annonce samedi réviser une loi de 1983 sur le port du voile obligatoire en Iran, imposé quatre ans après la révolution islamique de 1979.

C’est la police des mœurs qui avait arrêté le 13 septembre Mahsa Aminiune Kurde iranienne de 22 ans, à Téhéran en l’accusant de ne pas respecter le code vestimentaire strict de la République islamique, qui impose aux femmes le port du voile en public.

Sa mort a été announcee trois jours plus tard. According to the militants and his family, Mahsa Amini succumbed après avoir été battue, mais les authorities ont lié son decès à des problèmes de santé, démentis par ses parents.

Son décès a déclenché une vague de manifestations durant les les femmes, fer de lance de la contestation, ont alevé et brûlé leur foulard, en criant Femme, vie, liberté.

La rue ne décolère pas

C’est très rare que la République islamique d’Iran revienne sur ses positionsanalyze Hanieh Ziaei, politologue à la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques.

L’annonce du prosecutor, considered comme une concession visant à calmer les manifestants, pourrait être insufficente, croit Mme Ziaei. Je ne pense pas que la colère et l’indignation soient terminées. Le peuple iranien souffre depuis plusieurs années. Ça fait 43 ans qu’ils se battent contre un état répressif.

Malgré la répression qui a fait des centaines de morts, le mouvement de contestation se pursuit.

« Aujourd’hui, la revendance majeure, c’est la fin d’un système. »

Une citation de Hanieh Ziaei, politologue à la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques

La fin de la « patrouille d’orientation »?

Cette police, connue sous le nom de Gasht-e Ershad (patrouilles d’orientation), a été créée sous le président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013), pour répandre la culture de la décence et du hijab.

Formée d’hommes en uniforme vert et de femmes portant le tchador noir qui couvre la tête et le haut du corps, cette unité avait began its patrols in 2006 avec l’objectif de faire respecter le code vestimentaire strict en République islamique qui interdit aussi aux femmes de porter des pantalons serrés ou des shorts. Les femmes qui enfreignaient le code risquaient d’être appréhendées.

Gasht-e Ershad was created at the time by the Conseil suprême de la Révolution culturelle, aujourd’hui directed by the ultraconservative president Ebrahim Raïssi, elected in 2021.

En juillet, M. Raïssi a même appelé à la mobilisation de toutes les institutions pour reinforcer la loi sur le voiledeclarant que les ennemis de l’Iran et de l’islam voulaient saper les valeurs culturelles et religieuses de la société.

Nevertheless, sous le mandate de son prédécesseur modéré Hassan Rohani, on pouvait croiser des femmes en jeans serrés portant des voiles colorés.

La question du port du voile

Samedi, le même prosecutor, Mohammad Jafar Montazeri, announced that le Parlement et le pouvoir judiciaire travaillaient sur la question du port du voile obligatoire, sans précis ce qui pourrait être modifié dans la loi.

Il s’agit d’une question ultra-sensible en Iran, sur laquelle s’affrontent deux camps : celui des conservateurs qui s’arc-boutent sur la loi de 1983 et celui des progressives qui veulent laisser aux femmes le droit de choisir de le porter ou non.

According to the law in force depuis 1983, les Iraniennes et les étrangères, quelle que soit leur religion, doivent porter un veil et un vêtement ample en public.

Des Iranianiennes se rassemblent pour protester contre la mort de Mahsa Amini lors d’une demonstration devant le consulat d’Iran à Istanbul, en Turquie, le lundi 17 octobre 2022.

Photo: AP / Emrah Gurel

Depuis la mort de Mahsa Amini et les manifestations qui ont suivi, a growing number of women are discovering their heads, notably in the north uppé of Téhéran.

Le 24 septembre, soit une semaine après le début des manifestations, le principal parti réformateur d’Iran a exhorté l’État à annul l’obligation du port du voile.

Les autorités iraniennes consideres les manifestations comme des riots et accuset des forces étrangères d’être derrière ce mouvement pour destabiliser le pays.

According to a final report provided by the Iranian general Amirali Hajizadeh, of the Corps of Guardians of the Revolution, there have been more than 300 deaths in the demonstrations since September 16.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Jean-Philippe Hughes

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