January 29, 2023

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La police des mœurs abolie en Iran

(Téhéran) Iran has announced the abolition of the police force at the origin of the arrest of the young Mahsa Amini, whose death in detention has sparked a wave of protest in Iran that has lasted for nearly two months. .


Cette annonce, considered comme un geste envers les demonstrators, est intervenue après la décision Saturday des autorités de réviser une loi de 1983 sur le port du voile obligatoire en Iran, imposé quatre ans après la révolution islamique de 1979.

C’est la police des mœurs qui avait arrêté le 13 septembre Mahsa Amini, une Kurde iranian de 22 ans, à Téhéran en l’accusant de ne pas respecter le code vestimentaire strict en République islamique, qui impose aux femmes le port du voile en public.

Sa mort a été announcee trois jours plus tard. According to the militants and his family, Mahsa Amini succumbed après avoir été battue, mais les authorities ont lié son decès à des problèmes de santé, démentis par ses parents.

Sa mort a déclenché une vague de manifestations durant lesquences des femmes, fer de lance de la contestation, ont enlevé et brûlé leur foulard, en cryant « Femme, vie, liberté ».

PHOTO UGC, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Le décès de Mahsa Amini has déclenché une wave de manifestations durant lesquences des femmes, fer de lance de la contestation, ont enlevé et brûlé leur foulard, en cryant « Femme, vie, liberté ».

Malgré la répression qui a fait des centaines de morts, le mouvement de contestation se pursuit.

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« La police des mœurs […] a été abolie par ceux qui l’ont creête », a indicé samedi soir le prosecutor général Mohammad Jafar Montazeri, cité par l’agence de presse Isna dimanche.

« La décence »

Après 1979, des « comités de la Révolution islamique » relevant des Gardiens de la Révolution menaient des patrouilles pour faire respecter le code vestimentaire et les « mœurs » en Iran.

Mais la police des mœurs, connue sous le nom de Gasht-e Ershad (patrouilles d’orientation), a été créée sous le président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013), pour « répandre la culture de la décence et du hijab ».

Formée d’hommes en uniforme vert et de femmes portant le tchador noir qui couvre la tête et le haut du corps, cette unité avait began its patrols in 2006 avec l’objectif de faire respecter le code vestimentaire strict en République islamique qui interdit aussi aux femmes de porter des pantalons serrés ou des shorts. Les femmes enfreignant le code risquaient d’être embarquées.

PHOTO BEHROUZ MEHRI, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Une femme et des hommes membres de la police des mœurs

Gasht-e Ershad was created at the time by the Conseil suprême de la Révolution culturelle, aujourd’hui directed by the ultraconservative president Ebrahim Raïssi, elected in 2021.

In juillet, M. Raïssi a même appelé à la mobilisation de « toutes les institutions pour reinforcer la loi sur le voile », declarant que « les ennemis de l’Iran et de l’islam vulaient saper les valeurs culturelles et religieuses de la société ».

Nevertheless sous le mandate de son prédécesseur modéré Hassan Rohani, on pouvait croiser des femmes en jeans serrés portant des voiles colorés.

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Loi sur le voile

On the same day, the same prosecutor, Mohammad Jafar Montazeri, announced that « the Parliament and the power of judicial review » on the question of port du voile obligatoire, sans précis ce qui pourrait être modifié dans la loi.

Il s’agit d’une question ultra-sensible en Iran, sur laquelle s’affrontent deux camps : celui des conservateurs qui s’arc-boutent sur la loi de 1983 et celui des progressives qui veulent laisser aux femmes le droit de choisir de le porter ou non.

Selon la loi en vigueur depuis 1983, les femmes iraniennes et étrangères, quelle que soit leur religion, doivent porter un veil et un vestement ample en public.

Depuis la mort Mahsa Amini et les manifestations qui ont suivi, a large number of femmes se découvrent la tête, notably dans le nord huppé de Téhéran.

Le 24 septembre, soit une semaine après le début des manifestations, le principal parti réformateur d’Iran a exhorté l’État à annul l’obligation du port du voile.

Les autorités iraniennes consideres les manifestations comme des « émeutes » et accusent des forces étrangères d’être derrière ce mouvement pour déstabiliser le pays.

According to a final report provided by the Iranian general Amirali Hajizadeh, of the Corps of Guardians of the Revolution, there have been more than 300 deaths in the demonstrations since September 16.