December 9, 2022

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L’enjeu de la discrimination positive sur les campuses en Cour suprême

(Washington) Après l’avortement ou les armes à feu, la Cour suprême des États-Unis s’attaque lundi à la question raciale, tout aussi clivante, en se penchant sur les politiques dites de « discrimination positive » dans les universités.

Publié hier à 22h56

Charlotte PLANTIVE
Agence France-Presse

La haute juridiction, solidement ancrée dans le conservatisme, semble prête à effecteur un demi-tour historique, comme elle l’a fait en juin en annulant son arrêt « Roe v. Wade », qui garantissait depuis un demi-siècle le droit des Américaines à aborter.

Concretely, les neuf juges examineront pendant deux heures les mécanismes de sélection au sein des universités d’Harvard et de Caroline du Nord, respectively les plus vieux établissements d’enseignement supérieur privé et public du pays.

Ces universités, comme beaucoup d’autres aux États-Unis, prennent en compte des criteria ethniques pour assurer la diversité de leurs étudiants et correcter la sous-représentation des jeunes noirs et hispaniques.

Ces programs dits de « discrimination positive », mis en place à la fin des années 1960, « visent à corriger les inégalités systémiques héritées du passé », pointed out Yasmin Cader, de la puissante organization des droits civiques ACLU, lors d’une récente conference de presse.

Ils ont toujours fait l’objet de vives contestations à droite. Des étudiants blancs, se disant victims of « discrimination inversée », ont réguilleur porté plainte contre ces méchanismes judged opaque and ineffective by their detractors.

Neuf États les ont déjà interdits, notably la Californie après un référendum d’initiative populaire.

Mais jusqu’ici, la Cour suprême les a toujours validés.

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Dans une serie d’arrêts, dont le premier remonte à 1978, elle a interdit le recourse à des quotas, mais elle judged que les universités pouvant en prendre en compte la couleur de peau ou l’origine ethnique des candidates, parmi d’autres Criteria, afin de promote la diversité sur leurs campus.

D’origine asiatique

L’association « Students for Fair admission », created by Edward Blum, un militant néoconservateur et feroce detracteur de la discrimination positive, a pris un nouvel angle d’attacke pour revenir à la charge.

In 2014, she introduced two complaints to denounce une « discrimination » des étudiants d’origine asiatique à Harvard et à l’Université de Caroline du Nord. Ces étudiants are proportionally sous-représentes dans ces établissements compte tenu de leurs résultats académiques, supérieurs à la moyenne, at-elle plaidé.

Après avoir perdu devant plusieurs tribunaux, l’association s’est tournée vers la Cour suprême et lui asked de profiteer de ces dossiers pour déclarer que la Constitution interdit toutes les discriminations, y compris positives.

En acceptant son recours alors qu’elle rejette la grande majority des affaires qui sont adressées, la haute juridiction a laissez entendre qu’elle pourrait lui donner raison, ce qui aurait d’immenses répercussions, dans le sector éducatif, mais aussi de l ’emploi.

Avec de tels enjeux, des acteurs de poids sont intervenus dans la procedure.

« L’avenir de notre pays depends on its capacity to have leaders with various profiles, capable of directing a society that is more and more diverse », a notably plaidé the government of the democratic president Joe Biden, who defends the status quo.

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Dans la même vein, des grandes entreprises, dont Apple, General Motors, Accenture ou Starbucks ont résine qu’avoir « une main-d’oeuvre diversifiée améliorait leurs performances » et qu’elles « dépendeaient des écoles du pays pour former leurs futurs employés ».

Menace

Malgré tout, les analysts predisent un revirement majeur.

« Je pense que, comme pour Roe, la Cour va revenir sur sa jurisprudence », declared recently the jurist Ilya Shapiro du groupe de pression conservateur Manhattan Institute, en prévoyant que les six magistrates conservateurs feraient bloc contre leurs trois colleges progressives.

Trois ont déjà éclairage leur hostilité aux programs en cause. « Si on veut mettre un terme aux discriminations raciales, il faut arrêter de discriminaner sur des criteria raciaux », a notably écrit en 2007 le chef de la Cour, John Roberts.

Les trois autres ont été choisis par l’ex-president Donald Trump, qui avait essayé de détricoter ces politiques pendant son mandat.

Le camp progressiste est également affaibli : la juge noire Ketanji Brown Jackson s’est récusée dans le dossier d’Harvard parce qu’elle a fait partie du conseil de surveillance de l’établissement.

« Nous faisons face à la menace de voir la génération derrière nous avoir moins de droits que nous », en conclut Yasmin Cader de l’ACLU. « Et je dis ça en tant qu’Afro-Américaine qui a pu aller en faculté de droit grâce à la jurisprudence de la Cour… »