December 1, 2022

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[PHOTOS] «Ce ne sont que des exercices militaires, n’est-ce pas?»: les adieux déchirants des réservistes russes

SAINT-PETERSBOURG | Ils ne sanglotent pas et semblent croire que ce ne sont que des exercices militaires: les proches des réservistes russe appelés pour soutenir l’offensive russe en Ukraine sont venus mardi faire leurs adieux à leurs fils, pères ou fiances à Saint-Pétersbourg (nord- ouest de la Russie).

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Ces gens, réunis devant un commissariat militaire de cette ancienne imperiale capitale Russe, se parlent à demi-voix en s’approchant parfois de la clôture separating le commissariat de la rue, pour échanger quelques mots avec les reservistes, qui sont eux déjà de l ‘autre côte’.

«Ce ne sont que des exercices militaires, n’est-ce pas?», demande une femme sexagénaire à sa voisine.

«Je crois, oui, les exercices militaires, je ne sais pas, personne ne le sait mais ils restent ici à l’arrière», répond avec assurance Svetlana Antonova, 55 years old whose son aged 27 years s’est presented at the commissariat mardi après avoir reçu la convocation samedi dernier.

Nikita, réserviste de 25 ans, et Alina, sa fiancee de 22 ans, restent eux la main dans la main à travers la clôture, lui tout ému, elle les tears aux yeux.

«Je ne sais pas quoi dire, je suis sous le choc», avoue Alina sans detachment ses yeux de son bien-aimé.

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«Je n’étais pas étonné après avoir reçu la convocation, mes proches plutôt oui, mais pas moi. Bon, s’il faut y aller, donc il le faut», dit ce jeune homme qui a fait son service militaire il ya quelques années.

Encore un coup du sort

Pour Galina, 65 ans, et sa famille, la mobilisation de son beau-fils est «encore un coup du sort»: sa fille est en train de suivre un traitement contre le cancer, et leur enfant n’a que 12 ans.

«Il travaille dans la construction. Dans l’armée, il était tireur à l’époque», raconte Galina, en tenant par la main son petit-fils Micha.

«Comment va-t-on vivre maintenant, si c’est pour longtemps, je ne sais pas», soupire-t-elle.

«On dit qu’ils seront envoyé à la base d’entraînement militaire près de Zelenogorsk», dans les environs de Saint-Petersburg», pursues Galina.

«Est-ce qu’on a pensé à écamper la mobilisation? No, pas du tout. On n’a nulle part où aller», ajoute-t-elle.

Depuis l’annonce d’une mobilisation militaire «partielle» des reservistes en Russie le 21 septembre, des dizaines de milliers d’hommes russe en âge de combattre ont fui à l’étranger, en particulier dans les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale et du Caucase.