December 9, 2022

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The true cost of the World Cup in Qatar

La pétromonarchie has invested 220 milliards de dollars depuis 10 ans. À titre comparatif, la Russie avait dépensé 12 milliards pour organiser le mondial en 2018; le Brésil, 14 milliards, en 2014. L’envers du décor, c’est que ceux qui ont construit tout cela l’ont fait au péril de leur vie et de leur santé.

Un million de travailleurs étrangers have been contributed since 2010, which has increased the population of Qatar from 1.8 to 2.9 million. Ils viennent en majorité de l’Inde, du Népal, du Bangladesh et, dans une moindre mesure, de pays d’Afrique de l’Est.

Au Népal, des colleagues ont retrouvé pour nous certains de ces travailleurs. Birendra Pasman, a 35-year-old père de famille, has worked on construction sites in Qatar for four years. Il touchait 300 $ par mois. Si on ajoute les allocations de repas et de logement, cela équivaut à un revenu de près de de 500 $ par mois.

Un revenu qui peut sembler misérable, mais c’est beaucoup plus que ce que Birendra gagnait dans les champs au Népal.

« Je suis allé au Qatar parce que je voulais payer une bonne éducation à mes enfants, pour qu’ils puissens devenir médecins ou ingénieurs. »

Une citation de Birendra Pasman

Birendra Pasman, un père de famille népalais, a travaillé sur les chantiers au Qatar comme aide-électricien.

Photo: Radio-Canada

Comme aide-électricien, Birendra faisait un labeur physique pénible. Il travaillait six longues journées par semaine, sous une chaleur torride, au-dessus de 40 degrés durant les mois d’été. Je devais transporter des cables très lourds et les installer, explique-t-il. Pendant les trois premières années, tout allait bien, puis j’ai comprès à avoir mal à une jambe.

Birendra s’est blessé à la jambe plusieurs fois, mais il prenait des antidouleurs pour continuer de travailler, jusqu’à ce qu’il peine à tenir debout.

Craignant qu’au Qatar on lui amputate la jambe, il attended ses vacances annuelles pour consulter au Népal. Les médecins m’ont dit que mes os se désintégraient, qu’ils étaiten abîmés dans toute ma jambese rappelle-t-il.

Une chirurgie a sauvé sa jambe, mais les séquelles sont permanentes. Birendra n’est plus capable de travailler debout longtemps.

Pour construire les stades et les infrastructures de la Cup du monde de la FIFA au Qatar, un million de travailleurs étrangers de l’Asie et de l’Afrique ont été mis à contribution. Travail forcé ou non payé, cadences infernales sous des chaleurs extremes, le Qatar aura été pour bon nombre d’entre eux un voyage en fer. Des centaines d’ouvriers sont morts, et des thousands d’autres ont subi des injuries permanentes sur les chantiers du Mondial. Reportage de Sophie Langlois.

Anurag Devkota, avocat des droits de la personne au Népal, denônce le cost humain que paient ceux qui, selon lui, enduren des conditions de travail atroces dans les pays du golfe et en Malaisie. Ces ouvriers migrants subissent des injuries permanentes, ils ne peuvent plus travailler comme avant, Affirme Me Devkota, who represent des blessés et des familles de travailleurs népalais decédées.

Il ajoute que près de la moitie des patients treated en dialysis au Center des reins de Kathmandu sont des travailleurs migrants.

Selon des chiffres de l’État du Népal, cités par des ONG de défense des droits des travailleurs migrants, près de 10 000 Népalais seritant morts, depuis 2008, sur les chantiers du Qatar, des autres pays du gulfe Persique et de la Malaisie.

Le mari d’Urmila Lodh est decédéate en janvier dernier à Doha, dans des circonstantes nebuleuses.

Ce qu’on m’a dit quand il est mort, raconte la mère de quatre enfants agês de 9 à 18 ans, c’est qu’en revenant du travail, il a mangé puis il est allé se coucher. Mais il ne s’est jamais réveillé.

Ram Narayan Lodh travaillait au Qatar depuis huit ans pour suvenir aux besoins de sa famille. Sa femme s’inquiétait beaucoup pour sa sécurité, car il travaillait en hauteur. J’avais peur, dit Urmila, qu’il se tue ou se blesse en tombant d’un échafaudage.

Il porte un dossard de sécurité, affiche un air réservé.

Le mari d’Urmila Lodh, Ram Narayan Lodh, est decédéate en janvier à Doha, où il travaillait sur des chantiers depuis huit ans.

Photo: Radio-Canada

Mais elle n’a jamais craint qu’il meure dans son sommeil d’un arrêt cardiaque, ce qui est considérable par les autorités qataries comme une mort naturale. Cela leur évite d’enquêter sur les causes du decès et, à l’employer, de dédommager la famille. Quelque 60% of the deaths of workers in Qatar are defined as such morts naturelles.

Cela ne tient pas la route, selon des ONG qui défendent ces jeunes travailleurs. Me Devkota affirme qu’avant de quitter le Népal, ils sont certifiés être en excellente santé et en forme pour travailler physiquement au Qatar et en Arabie saoudite. Et soudainement, ils meurent; de quoi, d’un arrêt du coeur?dit-il d’un ton sarcastique. Cela nous inquiète, parce qu’il est impossible que tous ces travailleurs soient morts d’un arrêt cardiaque.

La veuve de Ram Narayan, qui n’avait que 36 ans, est convincée que la mort de son mari n’était pas naturelle, mais liée aux conditions de travail sur les chantiers. C’est le soleil, la chaleur qui l’ont tué. Et la nourriture, qui était mauvaise : il avait souvent des maux d’estomac. On a de jeunes enfants, il était went abroad pour leur donner une vie meilleure. In vain.

En suscitant l’indignation mondiale, la mort de tous ces travailleurs n’aura peut-être pas été vaine. These deaths forced Qatar to adopt reforms to improve working conditions on construction sites. Un changement qui a eu lieu sous l’impulse de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui a reproché aux authorities Qataris de ne pas analyse les causes de ces nombreux arrêts cardiaques inexpliqués, afin que les familles receive des compensations appropriables.

On a recensé plusieurs cas où des jeunes sont morts d’un arrêt cardiaqueconfirmed Marie-José Tayah, responsible for dialogue social de l’OIT au Qatar, jointe au bureau de Doha de l’organisme. Il est important de faire plus d’investigations pour établiser des liens avec les conditions de travail et [dédommager] les familles, s’il ya lieu.

Plusieurs de ces arrêts cardiacas sont probabilité causés par un stress thermique, qui peut être fatal. Le Qatar a indirectement reconnu le problème en adoptant une loi qui interdit, depuis l’an dernier, le travail sur les chantiers de 10 h à 15 h 30 du 1er juin au 15 septembre. Le travail à l’extérieur est aussi illegal quand la température est trop élevé, peu importe l’heure ou le mois de l’année.

  Le soleil commence à plomber.

Des ouvriers à l’intérieur du stade Lusail à Doha, lors de sa construction en vue de la Cupe du monde de football

Photo: Reuters / KAI PFAFFENBACH

Des inspections effected en vertu de cette loi ont fait suspendre ou fermer des chantiers 463 fois l’été dernier. Les admissions à l’hôpital de patients souffrant de troubles liés à la chaleur would have decreased from 1520, in 2020, to 371, in 2022.

La liberté des travailleurs de changer d’employeurs ou de quitter le pays est aussi nowreus protégée par la législation, mais certains employeurs continuent d’impose des représailles à ceux qui veulent quitter leur emploi.

Le salaire minimum a été increased but il demeure très bas, étant donné la richesse du pays. Le paiement des salaires – il n’est pas unhabituel au Qatar de rester impayé pendant des mois – sest aussi améliorio, mais demeure l’objet de milliers de plaintes chaque année. Des comités de travailleurs ont été créés pour permettre aux abus d’être denoncés au sein d’une démarche légally enfraudre.

La petite monarchy pétrolière se vante aujourd’hui d’avoir les lois du travail les plus progressistes des pays du Gulfe persique. Ces améliorations n’auraient probably jamais vu le jour si le Qatar n’avait pas été l’hôte de la Coupe du monde de football.

La grande question qui se pose aujourd’hui, c’est de voir si ces réformés, qui sont encore embryonaires, vont se puisseur ou être abandonedunes quand les lumières des stades s’éteindront, dans un mois.

See also  Haiti The return of cholera becomes a « catastrophe »