August 19, 2022

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The war in Ukraine must stop to avoid the “nuclear” precipice.

MINSK | La guerre en Ukraine doit ceaser pour éviter le «precipice» d un conflit «nucléaire», a éstimée judi dans un entretien exclusif à l’AFP le president Bélarusse, tout en jugeant que c’était à Kyïv et aux Occidentaux de céder au Kremlin.

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Moscow’s principal ally, Alexandre Loukachenko, has lent his country’s territory to the Russian army to launch its offensive on Ukraine on February 24.

«Allez, arrêtons-nous. Il ne faut pas aller plus loin. Plus loin, c’est le précipice. Plus loin, c’est la guerre nucléaire. Ça ne doit pas aller jusque-là», at-il dit, lors d’une rencontre avec l’AFP dans le Palais de l’indépendance de Minsk.

«Il faut arrêter, s’entendre, arrêter ce chaos, l’opération et la guerre en Ukraine», a ajouté M. Loukachenko, presque cinq mois jour pour jour après que Vladimir Putine a attacé son voisin, l’accusant de «genocide» » contre les populations russophones et de servir de tête de pont à l’OTAN contre la Russie.

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Des pourparlers qui avaient débuté dans les premiers jours de la guerre ont échoué, chaque camp s’en rejetant la responsabilité. Pour le président Bélarusse, ce sont les Européens et les Américains qui encouragent Kiev au combat.

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«Tout dépend de l’Ukraine, actuellement, la particularité du moment est que la guerre peut se finir dans des conditions plus preferables pour l’Ukraine», judged M. Loukachenko.

Territoires occupés, territoires perdus

Elle doit être d’accord pour «ne jamais avoir sur (son) territoire (…) des armes menaçant la Russie», at-il relevé.

According to him, l’objectif de «denazification» proclaimed by the Kremlin au sujet de ses objectivees militaires en Ukraine, «c’est de la philosophie».

«Le plus important, c’est la sécurité de la Russie».

Et au président Bélarusse de rappeler que Vladimir Putine avait averti que son armée ne s’employait pas encore totalement en Ukraine.

«La guerre qui est cours là-bas n’est pas encore celle que la Russie pourrait mener», at-il dit, évoquant les armes «effrayantes» dont dispose Moscou.

According to M. Loukachenko, l’Ukraine doit now aussi accepter que les régions occupées par la Russie dans l’Est et le Sud sont perdues.

«Cela ne se discute plus, on aurait pu en discuter aux mois de février, mars», at-il jugé.

Il aussi réchette sur l’Occident la responsabilité de cette guerre, estimant qu’il avait projeté une attaque contre la Russie.

«Nous avons vu les causes de cette guerre. La cause est que si la Russie n’avait pas devancé l’OTAN, vous (les Occidentaux) vous seriez organizées et l’auriez frappée», at-il martelé. «Vous en êtes à l’origine et vous prolongez cette guerre», at-il accusé.

According to the Belarusian leader, the conflict aurait été évité if the western countries avaient donné à M. Putine «les garanties de sécurité qu’il réclamait» fin 2021 et début 2022, à savoir le retrait de l’Alliance sur les frontières de 1997 – avant l’élargissement aux pays d’Europe de l’est – et la cessation du rapprochement avec l’Ukraine que la Russie perçoit comme une menace.

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«Pourquoi n’avez-vous pas donné ces garanties? Cela veut dire que vous vouliez la guerre», at-il declaré.

Quant au Bélarus, M. Loukachenko explained que son armée était là pour empêcher un «coup dans le dos» de la Russie, et qu’elle nirait pas sur le champ de bataille.

«Nous participons à l’opération, oui. More comments? On a verrouille l’ouest et le sud-ouest du Bélarus pour qu’on ne puisse pas frapper la Russie dans le dos», at-il assured. «Nous ne tuons personne».

«Nous avons les mêmes armes que la Russie, ils ont assez de soldats pour combattre, on n’a pas besoin de nous là-bas. Alors pourquoi (l’armée bélarusse) irait en Ukraine pour mener des actions militaires?», a dit M. Loukachenko.

Sanctions «weak»

De la même manière, il a indicé ne pas avoir prévue de reconnaisance les territoires séparatistes d’Ukraine recognized by Moscow to justify its military intervention, nor l’annexion russe de la Crimea en 2014.

«Que cela apporterait-il?», a demandé le dirigeant bélarusse.

Bien que très dépendent économiquement de la Russie, qui lui forritt crédits et énergie bon marché, le présent Bélarusse s’est défendu d’être une marionnette de la Russie.

«Ne croyez pas que je suis une marionnette qu’on manipule du matin au soir. Rien de tel», at-il lâché, insistant sur sa relation «fraternelle» avec M. Poutine.

«Les crédits, on serait prêt à les prendre en France (…), mais vous nous avez craché dessus, essayé de vous essuyer les pieds sur nous, sur moi, sur mon pays».

Et M. Loukachenko de renvoyer la pareille, dénonçant les sanctions «debiles» imposed à la Russie et pointing l’énorme dépendance européenne vis-à-vis des hydrocarbones russe qui menace de dégénérer en récession économique si les livraisons de gaz devaient être coupées.

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«La situation avec vos sanctions débiles, sauvage et incomprehensible a montré combien vous dépendez des ressources énergétiques russes», insisted the Belarusian president.

«La Russie (…) a besoin de paix, de calme pour commercer, elle doit vendre du gaz et vous avez besoin de l’acheter», at-il noted.